- 24 juin 2026
- by Ama DIOUF
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SENEGAL-CULTURE-STRUCTURATION
Dakar, 24 juin (APS) – Le Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives (FDCUIC), avec l’appui de ses organes stratégiques de gestion, a entamé une réflexion sur la révision de son modèle économique, a-t-on appris de son directeur général, Seck Dieng.
“Parmi les réflexions les plus denses que nous sommes en train de mener au niveau des organes stratégiques de gestion du Fonds, il y a la question de la révision de modèle économique”, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS.
Selon M. Dieng, ce travail tourne autour des questionnements suivants : “Est-il pertinent de continuer ce même modèle de financement non remboursable ? Est-ce que ce modèle est durable ou peut être durable ? Est-ce qu’il y a des points de rupture dans ce modèle présentement appliqué et celui qui l’a précédé, quand le Fonds était simplement une ligne budgétaire ?”
“C’est autant de questions que nous nous posons et auxquelles nous essayons d’apporter des réponses”, a souligné le directeur général du Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives.
M. Dieng dit pencher sur “un changement profond du modèle économique” du Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives, “cela veut dire que nous allons effectivement vers une révision du modèle économique”.
Il y a “des impératifs qui s’imposent à nous en termes de prise en charge que nous ne pourrons honorer qu’en ayant le courage d’opérer, pas de ruptures brutales, mais d’opérer des changements profonds dans le modèle économique”, a-t-il ajouté.

Il a fait observer que le secteur des cultures urbaines et des industries culturelles et créatives a besoin d’une logistique, par exemple, ce qui constitue “un manque. C’est un milieu qui a besoin d’infrastructures dédiées aux cultures urbaines et aux industries créatives”.
Sur cette base, “on est en droit de se poser des questions sur le modèle économique”, a poursuivi Seck Dieng, rappelant que les missions du FDCUIC impliquent aussi qu’il puisse servir de fonds de garantie en fonction des moyens dont il dispose.
“Vu le statut de maturation actuel, le Fonds ne peut pas prendre en charge cela”, a-t-il indiqué, avant d’évoquer une autre interrogation qui agite les organes stratégiques de gestion du FDCUIC, à savoir la question de la dotation de l’Etat.
Le Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives étant alimenté à hauteur de 1 milliard de francs CFA, faudrait-il “continuer [sur ce modèle en se basant seulement sur les dotations de l’Etat ?”
“C’est un autre problème. Est-ce qu’on va continuer” sur ce modèle, au risque de voir le FDCUIC devenir “une sorte de guichet automatique de distribution de subventions. Ça ne peut pas continuer comme cela”.
“Ce qui est important, c’est que tout cela ne se passe pas dans la précipitation”, mais surtout éviter “un sevrage brutal”, d’autant que les subventions “ont pu quand même aider à structurer le milieu”.
FKS/BK/SMD


